Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans 361 150 72
30-44 ans 1425 363 200
45-59 ans 1458 284 142
60 ans et plus 1226 137 105
ED de l’Université de Bordeaux
2026
Claire Kersuzan
PUD-Bx / Progedo · LifeObs / Ined · COMPTRASEC / UB
Karine Onfroy
Bordeaux School Economics (BxSE) / UB
Dans cette séance, on va apprendre à :
décrire une relation entre 2 variables qualitatives
construire et interpréter un tableau croisé ;
raisonner en proportions, en %
quantifier l’incertitude autour d’un résultat ;
comprendre la logique des tests d’hypothèse ;
interpréter une association avec rigueur et nuance.
Tout au long de cette séance, nous allons essayer de répondre à une question :
Quand deux variables semblent liées (ex : On observe que les jeunes utilisent davantage le vélo que les personnes âgées), comment savoir si cette relation entre l’âge et l’utilisation du vélo est :
Lors de la séance précédente, nous avons appris à :
Nous avons travaillé variable par variable.
Jusqu’ici, nous avons décrit les variables une par une. Dans cette séance, nous allons changer de perspective :
nous allons chercher à comprendre comment plusieurs variables sont liées entre elles.
Selon les disciplines, cela peut prendre des formes très différentes :
le type d’erreur observée varie-il selon l’algorithme utilisé ?
certaines espèces sont-elles plus présentes selon le type d’habitat ?
les usages numériques diffèrent-ils selon les plateformes ?
la répartition des tâches domestiques varie-t-elle selon l’âge ou le diplôme ?
le mode de déplacement diffère t’il selon la catégorie d’âge ?
Derrière ces exemples très différents, on retrouve souvent la même question statistique :
la distribution observée d’une variable varie t’elle selon les groupes à comparer ?
L’objectif est de comprendre :
si les modalités de la variable observée se répartissent différemment selon les groupes … … ou au contraire de manière similaire.
Au cours de cette séance, il sera important de distinguer plusieurs niveaux de raisonnement :
ce que l’on observe dans les données
ce que l’on estime à partir de l’échantillon
ce que l’on teste statistiquement
ce que l’on peut réellement interpréter.
Une variable qualitative décrit des catégories ou des situations.
Quelques exemples dans l’enquête ERFI ::
age_cat : groupe d’âge ;diplome : niveau de diplôme ;repas_genre : répartition des repas dans le couple ;linge_genre : répartition du linge dans le couple.Ces variables peuvent être :
Nous allons principalement travailler autour de la question suivante :
la partition des repas dans le couple varie-t-elle selon l’âge ?
Variables mobilisées :
age_cat : catégorie d’âge (18-29 ans ; 30-44 ans ; 45-59 ans ; 60 ans et plus)repas_genre : répartition des repas dans le couple (Partagé ; Plutôt femme ; Plutôt homme)Question générale :
Les tâches domestiques sont-elles partagées de la même manière selon l’âge ?
Question statistique :
La distribution de
repas_genrevarie-t-elle selonage_cat?
Avant de faire un test statistique :
on commence toujours par regarder les données.
La première étape consiste à :
observer ;
décrire ;
comparer.
Pour cela, on utilise principalement :
des tableaux croisés ;
des proportions ;
des graphiques.
Les statistiques ne commencent pas par le calcul d’une p-value
Pour étudier une relation entre deux variables qualitatives, on construit un :
tableau de contingence (ou tableau croisé).
Ici age_cat × repas_genre
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans 361 150 72
30-44 ans 1425 363 200
45-59 ans 1458 284 142
60 ans et plus 1226 137 105
Lire le tableau
Avant toute interprétation, il faut comprendre ce que représente le tableau.
Questions : - Que représentent les lignes ?
- Que représentent les colonnes ?
- Que signifie une case du tableau ?
Par exemple :
une case peut indiquer combien de personnes de 18–29 ans déclarent que les repas sont “partagés” dans leur couple.
Le tableau croisé permet de :
C’est souvent le point de départ de l’analyse de relations entre variables qualitatives.
Comparer directement les effectifs peut être trompeur.
Pourquoi ?
Parce que les groupes n’ont pas toujours la même taille.
Exemple :
si le groupe des 30–44 ans contient beaucoup plus d’individus que celui des 18–29 ans, il aura mécaniquement davantage d’effectifs dans plusieurs catégories. Les effectifs bruts ne suffisent donc pas pour comparer correctement les groupes.
Les effectifs bruts ne suffisent donc pas pour comparer correctement les groupes.
Pour comparer correctement les groupes :
on transforme les effectifs en proportions.
Mais attention :
le sens du calcul dépend toujours de la question posée.
Que veut-on comparer ici ?
La répartition des repas selon l’âge.
La variable de comparaison est donc :
age_cat
Cela signifie que :
Chaque groupe d’âge doit donc représenter 100%
On calcule ici les proportions par groupe d’âge.
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans 61.921098 25.728988 12.349914
30-44 ans 71.680080 18.259557 10.060362
45-59 ans 77.388535 15.074310 7.537155
60 ans et plus 83.514986 9.332425 7.152589
Questions
On observe que :
la part de situations “Partagé” est plus élevée chez les plus jeunes (environ 27 % chez les 18–29 ans contre 9 % chez les 60 et plus) ;
la part de situations “Plutôt femme” augmente avec l’âge
(environ 61 % chez les 18–29 ans contre plus de 83 % chez les 60 ans et plus) ;
les situations “Plutôt homme” restent minoritaires dans tous les groupes.
Les écarts observés semblent relativement marqués, en particulier entre les plus jeunes et les plus âgés.
La répartition des repas semble donc en apparence varier selon l’âge.
On aurait aussi pu calculer des pourcentages par colonne.
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans 8.076063 16.059957 13.872832
30-44 ans 31.879195 38.865096 38.535645
45-59 ans 32.617450 30.406852 27.360308
60 ans et plus 27.427293 14.668094 20.231214
Mais cette fois :
on ne répond plus à la même question.
Que change ce calcul ?
Ici, chaque colonne représentent 100 %. On répond à une autre question ici :
parmi les personnes déclarant une situation “Partagé”, quelle est la répartition par âge ?
Ce n’est pas la même logique.
→ On ne compare plus directement les groupes d’âge entre eux.
→ On décrit la composition des modalités de repas_genre.
margin = 1 → % par ligne
→ comparer les groupes
margin = 2 → % par colonne
→ décrire la composition des modalités
Le bon calcul dépend toujours de la question statistique posée.
On change maintenant de variables.
Objectif :
Etudier la relation entre le niveau de diplôme et la répartition du linge dans le couple.
Construire le tableau croisé de
Variables :
diplome
linge_genre
A faire :
Construire le tableau croisé ;
Choisir les bons pourcentages ;
Proposer une interprétation.
diplome×linge_genre
Ici, on cherche à comparer :
la répartition du linge selon le niveau de diplôme
La variable de comparaison est donc :
diplome
Chaque niveau de diplôme doit représenter 100 %.
Il faut donc calculer des pourcentages par ligne.
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
Au plus brevet 91.051805 6.017792 2.930403
CAP/Bac pro 88.966807 8.041141 2.992052
Bac à Bac+2 80.337079 14.382022 5.280899
Bac+3 ou plus 68.870804 26.144456 4.984741
Questions
- La répartition est-elle la même selon le niveau de diplôme ?
- Observe-t-on des écarts ?
- Quelle modalité semble varier le plus ?
- Les écarts sont-ils importants ou modestes ?
On observe que :
la part de situations “Partagé” augmente nettement avec le diplôme
(6 % au plus le brevet contre plus de 26 % Bac+3 ou plus) ;
à l’inverse, la modalité “Plutôt femme” diminue avec le niveau de diplôme (plus de 91 % chez les moins diplômé·es contre environ 69 % chez les plus diplômé·es) ;
les situations “Plutôt homme” restent minoritaires dans tous les groupes.
Les écarts observés semblent relativement marqués, en particulier entre les groupes les moins et les plus diplômés.
Le partage du linge semble donc plus fréquent parmi les personnes les plus diplômées.
À ce stade :
Nous avons seulement observé des différences.
Mais plusieurs questions restent ouvertes :
ces écarts sont-ils importants ?
sont-ils robustes ?
pourraient-ils apparaître simplement par hasard ?
Avant de tester statistiquement ces écarts, il est utile de mieux les visualiser
Les tableau croisés permettent une lecture précise des effectifs ou pourcentages.
Mais ils deviennent parfois difficiles à lire rapidement.
Les graphiques permettent :
de comparer les groupes ;
de repérer des tendances ;
de visualiser plus facilement les écarts.
Un graphique ne remplace pas le tableau : il aide surtout à voir la structure des données.
ggplot(ERFI_couple, aes(x = age_cat, fill = repas_genre)) +
geom_bar(position = "dodge") +
scale_fill_viridis_d(option = "C", end = 0.85) +
labs(
title = "Répartition des repas dans le couple selon l’âge",
subtitle = "Données ERFI (n = 6041 individus en couple)",
x = "Groupe d'âge",
y = "Effectifs",
fill = "Répartition des repas",
caption = "Source : Ined, enquête ERFI-GGS1"
)
Questions
Que représentent les barres ?
Compare-t-on des effectifs ou des proportions ?
Les groupes sont-ils facilement comparables ?
Ici, les graphiques représentent des effectifs
Or :
les groupes d’âge n’ont pas forcément la même taille ;
les hauteurs des barres peuvent donc être trompeuses.
Pour comparer correctement les groupes : il est souvent préférable de raisonner en proportions.
ggplot(ERFI_couple, aes(x = age_cat, fill = repas_genre)) +
geom_bar(position = "fill") +
geom_text(stat = "count", aes(
label = round(after_stat(count / tapply(count, x, sum)[x] * 100),1)),
position = position_fill(vjust = 0.5), size = 3, fontface = "bold", colour = "white") +
scale_fill_viridis_d(option = "C", end = 0.85) +
labs( x = "Groupe d'âge",
y = "Proportion",
fill = "Répartition des repas"
)Questions
La part de “Partagé” est-elle identique selon l’âge ?
La modalité “Plutôt femme” varie-t-elle selon les groupes ?
On retrouve visuellement ce que montraient déjà les tableaux :
davantage de partage chez les jeunes ;
davantage de prise en charge féminine chez les plus âgés.
Barres juxtaposées : comparer des effectifs.
Barres empilées à 100 % : comparer des proportions.
Pour notre question (La répartition des repas varie-t-elle selon l’âge ?)
→ Graphique empilé à 100 % plus adapté
D’autres représentations peuvent aider à explorer une relation entre deux variables qualitatives :
Permet de visualiser :
la taille des groupes ;
la répartition interne des modalités.
Permet de :
repérer rapidement les combinaisons fréquentes ;
faire ressortir des structures du tableau.
tab_repas <- table(
ERFI_couple$age_cat,
ERFI_couple$repas_genre
)
tab_repas_prop <- prop.table(tab_repas, margin = 1) * 100
tab_repas_prop_df <- as.data.frame(tab_repas_prop)
ggplot(tab_repas_prop_df, aes(x = Var2, y = Var1, fill = Freq)) +
geom_tile() +
geom_text(
aes(label = round(Freq, 1)),
colour = "white",
fontface = "bold"
) +
scale_fill_viridis_c(option = "C") +
labs(
x = "Répartition des repas",
y = "Groupe d'âge",
fill = "%"
)
Chaque représentation met en avant des informations différentes. Le choix dépend de ce que l’on souhaite montrer.
Les graphiques et tableaux permettent :
Mais :
ils ne permettent pas à eux seuls de savoir si les écarts observés sont compatibles avec le hasard.
Jusqu’ici :
Mais une question reste centrale :
Quelle est l’incertitude autour des proportions calculées à partir de notre échantillon ?
Dans les tableaux et graphiques précédents nous avons observé des proportions.
Par exemple :
Mais une question importante apparaît immédiatement :
Peut-on considérer que ces proportions reflètent exactement la réalité dans la population ?
NON
Parce qu’une proportion calculée sur un échantillon reste :
une estimation.
Si l’on recommençait l’enquête :
avec d’autres individus ;
dans une autre ville ;
ou à un autre moment
On obtiendrait probablement des résultats légèrement différents.
Autrement dit : |tout échantillon comporte une part de variabilité.
En statistique, on ne cherche donc pas seulement à décrire ce que l’on observe. On cherche aussi à évaluer : > l’incertitude autour de ce que l’on observe.
Plutôt qu’annoncer une valeur unique :
on estime un intervalle de valeurs plausible.
Exemple :
“la proportion de partage des repas est probablement comprise entre 48 % et 56 %”.
Cet intervalle est appelé > un intervalle de confiance.
Plus les données sont :
plus l’incertitude diminue.
À l’inverse :
→ incertitude augmente.
On cherche ici à estimer :
la proportion de situations “Partagé” chez les 18–29 ans.
1-sample proportions test with continuity correction
data: sum(tab_jeunes$repas_genre == "Partagé") out of nrow(tab_jeunes), null probability 0.5
X-squared = 136.4, df = 1, p-value < 2.2e-16
alternative hypothesis: true p is not equal to 0.5
95 percent confidence interval:
0.2226614 0.2951723
sample estimates:
p
0.2572899
Questions
On obtient :
Cela signifie que :
la proportion réelle de situations “Partagé” chez les 18–29 ans est plausiblement comprise entre environ 22 % et 30 %.
L’intervalle n’est pas extrêmement large : l’estimation semble donc relativement précise.
Un IC à 95 % ne signifie pas : > “il y a 95 % de chances que la vraie valeur soit dans cet intervalle”.
Pourquoi ?
Parce que : - la vraie valeur dans la population est fixe (même si on ne la connaît pas). - Ce qui varie, c’est l’intervalle calculé à partir des échantillons.
L’intervalle de confiance répond principalement à une question :
avec quelle précision estime-t-on la proportion ?
Plus l’échantillon est grand :
Et donc :
Comparer :
7 situations “Partagé” sur 10 personnes ;
700 situations “Partagé” sur 1000 personnes.
Dans les deux cas :
Mais intuitivement :
la seconde estimation paraît beaucoup plus solide ;
car elle repose sur beaucoup plus d’observations.
La largeur d’un intervalle de confiance ne dépend pas uniquement :
de la taille de l’échantillon.
Elle dépend aussi :
de la variabilité des données.
Pour une proportion :
Une proportion autour de 50 % correspond souvent à une situation :
plus “incertaine”, plus mélangée, plus variable.
Une proportion proche de 0 % ou 100 % correspond à une situation :
beaucoup plus homogène et stable.
C’est pour cela que :
les intervalles de confiance sont généralement plus larges autour de 50 %.
Avec de petits effectifs : (ou proportion proche de 0 ou 1)
Pour les petits échantillons, il existe des méthodes plus robustes.
En pratique :
les logiciels statistiques utilisent souvent automatiquement les méthodes plus fiables.
Par ex.
prop.test()dans R/Rstudio applique une correction améliorant l’estimation
Une autre manière d’estimer l’incertitude consiste à utiliser le bootstrap.
Idée générale :
On observe alors :
Cette variabilité permet d’estimer :
l’erreur standard ;
ou un intervalle de confiance.
Le bootstrap est particulièrement intéressant :
lorsque les formules théoriques sont compliquées ;
pour des statistiques complexes ;
ou lorsque les hypothèses classiques sont fragiles.
C’est aujourd’hui une méthode très utilisée en statistique appliquée.
On peut aussi comparer :
Exemple :
comparer la part de “Partagé” selon les groupes d’âge.
# A tibble: 4 × 4
age_cat n partage proportion
<fct> <int> <int> <dbl>
1 18-29 ans 583 150 0.257
2 30-44 ans 1988 363 0.183
3 45-59 ans 1884 284 0.151
4 60 ans et plus 1468 137 0.0933
Questions
Observer des écarts entre proportions :
ne suffit pas pour conclure.
Certaines différences peuvent :
être dues au hasard ;
être très faibles ;
apparaître dans un échantillon mais pas dans un autre.
Autrement dit : une différence observée n’est pas forcément une différence statistiquement crédible.
Jusqu’ici, nous avons :
observé des différences entre groupes ;
estimé des proportions ;
évalué leur incertitude grâce aux IC
Mais une question importante reste ouverte :
les différences observées reflètent-elles réellement une relation entre l’âge et la répartition des repas…
…ou pourraient-elles simplement venir du hasard de l’échantillonnage simplement parce que les individus interrogés ne sont pas exactement les mêmes.
C’est précisément ce que vont permettre les tests statistiques.
Les tableaux et graphiques précédents montrent des différences entre groupes.
Mais une question subsiste :
ces écarts traduisent-ils réellement une relation entre les variables……ou pourraient-ils simplement être dus au hasard de l’échantillonnage ?
Les tests statistiques servent justement à évaluer :
Un test statistique commence toujours par une hypothèse de départ :
“Et s’il n’y avait en réalité aucune relation entre les variables dans la population ?”
Cette hypothèse est appelée : hypothèse nulle (H0).
Dans notre exemple :
H0 : la répartition des repas ne varie pas selon l’âge.
→age_catetrepas_genresont indépendantes.
Hypothèse alternative :
H1 : les deux variables sont liées / associées et donc pas indépendantes.
Question :
Que fait réellement un test statistique selon vous ?
Il prouve que H0 est vraie.
Il prouve que H1 est vraie.
Il évalue si les données sont compatibles avec H0.
Un test statistique ne prouve jamais qu’une hypothèse est vraie.
Il évalue plutôt :
si les données observées paraissent compatibles avec l’hypothèse nulle (indépendance des var)
La p-value correspond à :
la probabilité d’observer des écarts au moins aussi importants que ceux observés dans notre échantillon, si H0 était vraie.
→ si le hasard était la seule explication, ce que l’on observe serait-il surprenant ?
p-value faible = les données sont peu compatibles avec H0
→ on peut rejeter H0 –> les écarts observés paraissent difficiles à expliquer uniquement par le hasard
p-value élevée = les écarts observés restent compatibles avec H0 –> les différences observées pourraient raisonnablement venir du hasard –> on ne rejette pas H0
Souvent on utilise le seuil de 5% : (ça dépend des disciplines)
On parle alors :
de résultat “statistiquement significatif”.
Le seuil de 5 % correspond à :
- un niveau de risque accepté avant de rejeter H0
Autrement dit :
- même si H0 était vraie, on accepterait qu’environ 5 % des tests conduisent malgré tout, par hasard, à conclure à une association.
Attention la p-value n’est pas “la probabilité que H0 soit vraie”. (confusion fréquente)
Une p-value ne dit pas :
Elle indique seulement : si les données observées sont compatibles avec H0.
On compare deux groupes.
Le test donne :
Questions
Avec une p-value de 0.03, les données sont peu compatibles avec HO, on rejette H0 en prenant un risque de 5 % ;
les écarts observés paraissent peu compatibles avec l’hypothèse du hasard.
Mais :
cela ne dit pas si l’effet est fort ;
cela ne permet pas de conclure à une relation causale.
Nous voulons tester :
la répartition des repas varie-t-elle selon l’âge ?
Variables étudiées :
age_catrepas_genreComme les deux variables sont qualitatives :
on utilise un test du khi² d’indépendance.
Le test du khi² compare :
Autrement dit :
observé vs attendu sous indépendance.;
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans 361 150 72
30-44 ans 1425 363 200
45-59 ans 1458 284 142
60 ans et plus 1226 137 105
Une question importante
Si les variables étaient indépendantes :
à quoi ressemblerait notre tableau ?
Le test va justement construire :
- ce tableau “théorique” attendu sous H0.
Si les variables étaient indépendantes :
chaque groupe d’âge aurait globalement la même répartition des repas.
Le test calcule donc :
les effectifs “attendus” dans chaque case si HO était vraie
Pour chaque case :
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans 361 150 72
30-44 ans 1425 363 200
45-59 ans 1458 284 142
60 ans et plus 1226 137 105
Question
18-29 ans 30-44 ans 45-59 ans 60 ans et plus
583 1988 1884 1468
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
4470 934 519
[1] 5923
total ligne 18-29 ans = 583
total colonne “Plutôt femme” = 4470
total général = 5923
Dans les données :
attendu sous indépendance = 440
observé = 361
Il existe donc :
Le khi² mesure l’écart entre :
les effectifs observés ;
et les effectifs attendus s’il n’y a aucun lien cad sous l’hypothèse d’indépendance
Pour chaque case du tableau, on calcule par ex. ici pour une case :
→ ici contribution ≈ 14.18
On parle de « contribution au khi² total» - chaque case apporte une part du khi² total
Le χ² final correspond donc à la somme des contributions de toutes les cases du tableau.
Si observé et attendu sont très proches :
la contribution est faible ;
la case est compatible avec l’hypothèse d’indépendance.
Si observé et attendu sont très différents :
la contribution devient grande ;
la case “pousse” le χ² vers le haut ;
elle suggère davantage une association entre les variables.
Dans notre exemple où l’écart est relativement important. La case contribue donc fortement au χ² total.
Pearson's Chi-squared test
data: table(ERFI_couple$age_cat, ERFI_couple$repas_genre)
X-squared = 135.07, df = 6, p-value < 2.2e-16
Questions
On obtient :
La p-value est très inférieure à 0,05.
On rejette l’hypothèse d’indépendance.
Il existe donc :
une association statistiquement significative entre l’âge et la répartition des repas.
Le test indique :
qu’une association existe probablement.
Mais il ne dit pas :
Le test du khi² suppose notamment :
Règle classique :
au moins 80 % des cases doivent avoir un effectif attendu ≥ 5.
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans 439.9814 91.93348 51.08509
30-44 ans 1500.3140 313.48843 174.19754
45-59 ans 1421.8268 297.08864 165.08459
60 ans et plus 1107.8778 231.48945 128.63279
Questions
Ici :
tous les effectifs attendus sont supérieurs à 5.
Le test du khi² semble donc adapté.
Lorsque certaines cases contiennent :
→ le khi² devient moins fiable
Dans ce cas :
on peut utiliser le test exact de Fisher.
Particulièrement utile :
Le test de Fisher calcule directement :
Le choix du test dépend :
Exemples
|——————————————–|—————————-| | Situation | Test souvent utilisé | | variables qualitatives + effectifs suffisants | khi² | | petits effectifs / cases rares | Fisher | | observations non indépendantes | autres méthodes nécessaires | | données ordonnées, spatiales répétées | McNemar, Stuart-Maxwell… |
Le test statistique ne remplace jamais :
Une p-value ne suffit jamais à elle seule.
Imaginons une très grande enquête sur plusieurs dizaines de milliers de personnes.
On observe :
51 % de pratique du vélo dans un groupe ;
contre 49 % dans un autre.
Le test donne : p-value < 0.001
Statistiquement :
Mais concrètement :
Avec un très grand échantillon :
La question devient alors :
Le khi² nous indique :
qu’une association existe probablement.
Mais une nouvelle question apparaît :
Pour répondre à cette question : il faut regarder les résidus.
Dans notre exemple :
quelles catégories d’âge contribuent le plus à l’association observée ?
Pour répondre, on examine les résidus du tableau croisé.
Les résidus comparent :
Pour chaque case :
résidu positif → plus de cas observés que prévu ;
résidu négatif → moins de cas observés que prévu.
Et :
plus le résidu est éloigné de 0,
plus la case contribue au χ².
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
18-29 ans -3.7653713 6.0560430 2.9262328
30-44 ans -1.9443964 2.7963781 1.9549704
45-59 ans 0.9593208 -0.7593665 -1.7966721
60 ans et plus 3.5488344 -6.2103734 -2.0837188
Questions
Les écarts les plus marqués concernent :
- 18–29 ans / “Partagé” → résidu positif important ;
- 60 ans et plus / “Partagé” → résidu négatif important ;
- 60 ans et plus / “Plutôt femme” → résidu positif.
Cela signifie que :
Les résidus permettent donc de localiser l’association.
Le χ² global résume :
tous les écarts du tableau.
Les résidus permettent de comprendre :
quelles cases produisent ces écarts.
Plusieurs types de résidus existent :
Le tableau affiché par chisq.test() correspond à des résidus standardisés.
Toutes les cases du tableau :
La standardisation permet donc de rendre les écarts comparables entre cases.
En pratique :
Une heatmap permet de visualiser rapidement :
les cellules qui contribuent le plus au χ².
test_khi2 <- chisq.test(tab_obs)
residus <- as.data.frame(test_khi2$residuals)
ggplot(
residus,
aes(x = Var2, y = Var1, fill = Freq)
) +
geom_tile(color = "white") +
geom_text(
aes(label = round(Freq, 2)),
fontface = "bold",
colour = "white"
) +
scale_fill_viridis_c(
option = "C",
direction = -1
) +
labs(
title = "Résidus du test du khi²",
subtitle = "Écarts entre effectifs observés et attendus",
x = "Répartition des repas",
y = "Groupe d'âge",
fill = "Résidu"
) +
theme_minimal()Questions
Les couleurs les plus intenses correspondent :
aux cases qui contribuent le plus au χ².
On retrouve notamment :
Les résidus permettent :
Mais :
ils ne permettent toujours pas de conclure à une causalité.
On peut écrire :
On observe une association statistiquement significative entre le groupe d’âge et la répartition des repas. Les jeunes déclarent plus souvent une situation partagée que ce qui serait attendu en cas d’indépendance, tandis que les personnes les plus âgées déclarent plus souvent une répartition plutôt féminine. {.blockquote}
Les résidus aident à répondre à la question : “où se situe l’association ?”
Mais:
cette association est-elle forte ou faible ?
Quelle est l’intensité globale de la relation ?
Pour cela, on utilise une taille d’effet.
Le test du khi² nous indique :
Mais il ne dit pas :
Et c’est important.
Pourquoi ?
Parce qu’avec de très grands échantillons : même de petites différences peuvent devenir statistiquement significatives.
Après avoir testé l’existence d’une association :
Autrement dit :
Pour deux variables qualitatives, une mesure classique de l’intensité de la relation est :
le V de Cramer.
Le V de Cramer mesure :
la force globale de l’association entre les variables.
Le V de Cramer repose sur la même logique que le khi², il compare :
ce que l’on observe ;
à ce que l’on attendrait s’il n’existait aucun lien.
petits écarts entre observé et attendu → V proche de 0 –> relation faible
grands écarts → V plus élevé –> relation plus forte
Le V de Cramer varie entre :
0 → absence de relation ;
1 → relation très forte.
Repères souvent utilisés :
Ces seuils restent indicatifs.
L’interprétation dépend aussi :
Dans certaines disciplines :
une faible association peut déjà être importante (santé, étude de phénomènes rares)
Cramer's V (adj.) | 95% CI
--------------------------------
0.10 | [0.09, 1.00]
- One-sided CIs: upper bound fixed at [1.00].
Questions
On obtient :
V ≈ 0,11
Cette valeur est relativement proche de 0.
Cela suggère que :
l’association entre l’âge et la répartition des repas existe…
…mais qu’elle reste globalement faible.
On peut donc avoir :
une association statistiquement significative ;
mais une intensité faible.
C’est très fréquent avec les grands échantillons.
Nous pouvons maintenant distinguer plusieurs niveaux d’analyse :
Exemple de formulation complète
On observe une association statistiquement significative entre l’âge et la répartition des repas. Les plus jeunes déclarent plus souvent une situation partagée, tandis que les plus âgés déclarent plus souvent une répartition plutôt féminine. Toutefois, la taille d’effet (V de Cramer ≈ 0,11) indique que cette association reste faible.
On reprend l’exercice précédent :
La répartition du linge varie-t-elle selon le niveau de diplôme ?
Variables : diplome et linge_genre
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
Au plus brevet 1740 115 56
CAP/Bac pro 1903 172 64
Bac à Bac+2 715 128 47
Bac+3 ou plus 677 257 49
Pearson's Chi-squared test
data: table(ERFI_couple$diplome, ERFI_couple$linge_genre)
X-squared = 326.48, df = 6, p-value < 2.2e-16
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
Au plus brevet 1624.4952 216.8145 69.69036
CAP/Bac pro 1818.3125 242.6824 78.00507
Bac à Bac+2 756.5676 100.9759 32.45653
Bac+3 ou plus 835.6247 111.5273 35.84805
Question :
Résultats : χ² = 325,16 ; ddl = 6 ; p-value < 0,001
Conclusion :
La répartition du linge semble donc varier selon le niveau de diplôme.
Plutôt femme Partagé Plutôt homme
Au plus brevet 2.865767 -6.914572 -1.639942
CAP/Bac pro 1.986026 -4.537245 -1.585710
Bac à Bac+2 -1.511232 2.689324 2.552802
Bac+3 ou plus -5.487381 13.774983 2.196632
Les résidus montrent que l’association est surtout portée par certaines catégories.
L’écart le plus marqué concerne :
Les résultats mettent en évidence une association statistiquement significative entre le niveau de diplôme et la répartition du linge au sein du couple.
Les personnes les plus diplômées déclarent plus souvent une organisation partagée.
Mais attention :
D’autres facteurs peuvent intervenir :
activité professionnelle ;
revenus ;
organisation familiale ;
temps disponible ; etc. ,
sans que cette relation ne puisse être interprétée comme causale. {.blockquote}
Les statistiques descriptives et les tests d’association ne suffisent généralement pas à démontrer une causalité.
| Formulation prudente | Formulation causale |
| est associé à | provoque |
| varie selon | entraîne |
| est lié à | influence |
| est plus fréquent chez | explique |
Dans de nombreuses disciplines :
les jeux de données deviennent :
de+ en + volumineux.
Quand la taille de l’échantillon augmente :
Résultat :
Imaginons :
Échantillon :
15 000 individus.
Question
Un écart de seulement 2 points :
est-ce forcément “négligeable” ?
ou un très grand échantillon comme celui-ci peut-il rendre cet écart statistiquement détectable ?
Oui.
Avec un très grand échantillon : même un écart minime peut produire une p-value très faible.
Le test du Khi2 répond uniquement à cette question :
les écarts observés sont-ils compatibles avec l’hypothèse du hasard ?
Mais il ne répond pas à :
Une association peut être détectée statistiquement par le khi²…
…tout en restant relativement faible en pratique selon le V de Cramer.
Le khi² permet de savoir : “existe-t-il probablement une association ?”
Le V de Cramer permet plutôt de savoir : “cette association est-elle forte ou faible ?”
Quand l’échantillon augmente :
l’incertitude diminue ;
les estimations deviennent plus stables ;
le “bruit” statistique diminue.
Le test devient alors capable de détecter :
Avec beaucoup de variables :
Même lorsqu’aucune relation réelle n’existe.
Chaque test statistique comporte un risque de faux positif.
Par exemple, le plus souvent le seuil de significativité fixé avant le test est de 5%.
Cela signifie que :
Plus on teste de relations :
plus on augmente le risque de trouver des associations illusoires.
Le risque augmente lorsque :
on teste énormément de variables ;
on multiplie les regroupements ;
on essaie plusieurs traitements ;
on cherche “quelque chose de significatif”.
Objectif :
regarder ce que racontent les données ;
faire émerger des pistes intéressantes ;
identifier des relations possibles ;
générer des hypothèses.
Explorer des données n’est pas un problème.
Le problème apparaît lorsque :
Une formulation plus honnête serait :
Data dredging: Explorer massivement les données à la recherche de résultats significatifs.
p-hacking : Multiplier les analyses jusqu’à obtenir une p-value “acceptable”.
Lorsque de nombreux tests sont réalisés :
certaines méthodes permettent de réduire le risque de faux positifs.
Principe :
rendre le seuil plus strict lorsqu’on réalise beaucoup de tests.
Exemple :
On utilise alors :
→ seuil corrigé = 0,0025.
Avantage
Limite du nouveau seuil
très conservatrice ; le test devient plus exigeant
peut aussi rendre plus difficile la détection de vrais effets.
La False Discovery Rate cherche à contrôler
la proportion de faux positifs parmi les résultats déclarés significatifs.
Méthode classique : Benjamini–Hochberg.
Contrairement à Bonferroni :
on n’essaie pas d’éliminer tous les faux positifs.
On accepte plutôt :
qu’une petite partie des découvertes puisse être fausse.
Cette approche est souvent plus adaptée :
Ces corrections ne “réparent” pas :
une mauvaise question de recherche ;
une stratégie d’analyse fragile ;
une interprétation abusive.
Elles permettent seulement :
de limiter certains risques statistiques.
Lorsqu’un résultat apparaît, il est important de vérifier
> s’il se retrouve ailleurs.
Par exemple :
dans un autre échantillon ;
sur une autre période ;
dans une autre ville ;
dans un autre jeu de données
Lorsque beaucoup de tests sont réalisés :
les faux positifs deviennent plus fréquents ;
la prudence devient essentielle ;
les tailles d’effet et les IC deviennent encore plus importants ;
la validation externe devient particulièrement utile.
Les statistiques ne servent pas à “produire des p-values”.
Elles servent plutôt :
à quantifier l’incertitude
autour d’un raisonnement empirique.
Jusqu’ici, nous avons supposé que les observations étaient indépendantes.
Mais dans la vie réelle, on peut avoir :
mesures répétées dans le temps ;
individus regroupés
et dans ce cas, que se passe-t-il :
lorsque les observations se ressemblent ou dépendent les unes des autres ?
Depuis le début, nous avons supposé que les observations étaient indépendantes.
Cette hypothèse est essentielle :
Les observations sont souvent :
Elles ne sont donc pas totalement indépendantes.
| Domaine | Exemple |
|---|---|
| Écologie | plusieurs oiseaux observés sur un même site |
| Informatique | nombreuses simulations issues du même modèle |
| Réseaux sociaux | plusieurs messages du même utilisateur |
| Santé | plusieurs cellules provenant du même patient |
| Géographie | capteurs proches spatialement |
| Enquête | plusieurs réponses d’un même ménage |
Supposons 500 observations.
Mais :
A-t-on réellement 500 observations indépendantes ?
Pas forcément.
Les observations issues :
ont souvent tendance
à se ressembler.
Le problème n’est pas seulement :
combien d’observations possède-t-on ?
Mais aussi :
combien d’informations réellement indépendantes possède-t-on ?
On parle de pseudo-réplication lorsque :
des observations dépendantes
sont traitées comme indépendantes.
Imaginons :
Le problème :
on n’a pas réellement 50 forêts et 50 prairies.
on a surtout 1 forêt et 1 prairie.
Les oiseaux d’un même site partagent :
Les observations sont donc corrélées.
Si on ignore cette dépendance :
On risque alors de conclure trop facilement qu’une association existe
Dans ce cas :
la taille d’échantillon “réelle” devient plus petite que le nombre brut d’observations.
Autrement dit :
beaucoup de données
ne signifie pas forcément
beaucoup d’information nouvelle.
On parle d’autocorrélation lorsque :
des observations proches
dans l’espace,
dans le temps
ou dans un même groupe
tendent à se ressembler.
La plupart des méthodes classiques supposent que chaque observation apporte une information nouvelle.
Mais si les observations sont liées / se ressemblent :
alors information réellement dispo
est plus faible qu’elle n’en a l’air.
Si la taille d’échantillon effective est plus faible
l’incertitude réelle est plus grande.
Donc :
Lorsque les données sont dépendantes, plusieurs approches existent :
| Méthode | Idée générale |
|---|---|
| Modèles mixtes | tenir compte des groupes ou répétitions (individus, sites, classes…) |
| Modèles hiérarchiques / multiniveaux | représenter des données organisées à plusieurs niveaux |
| Modèles spatiaux | prendre en compte la proximité géographique |
| Modèles temporels | modéliser les dépendances dans le temps |
| Bootstrap par blocs | rééchantillonner des groupes/blocs plutôt que des observations isolées |
Toutes ces méthodes cherchent à mieux représenter la dépendance entre observations afin d’estimer plus correctement l’incertitude.
Le choix d’une de ces méthodes dépend surtout :
Nous ne détaillerons pas ces méthodes ici, mais elles sont importantes dans beaucoup de recherches.
Avant d’appliquer un test toujours se demander :
Tout au long de cette séance, nous avons essayé de répondre à une question :
Quand deux catégories semblent liées, comment savoir si cette relation est :
- réelle ?
- importante ?
- robuste ?
- interprétable ?
Pour étudier une relation entre variables qualitatives, nous avons appris à :
Observer
→ Comparer
→ Estimer l’incertitude
→ Tester
→ Interpréter
→ Discuter les limites
Les statistiques servent surtout à raisonner rigoureusement à partir de données imparfaites.
Une analyse statistique :
ne se résume jamais à une p-value.
Interpréter correctement un résultat demande de réfléchir à :
Un test significatif :
Une interprétation statistique n’est jamais automatique.
Avant de conclure :
Les statistiques ne remplacent pas :
Elles servent surtout :
à quantifier l’incertitude
pour raisonner rigoureusement
à partir de données imparfaites.
Avec beaucoup de données :
Lorsque les observations se ressemblent :
Plus de données ne signifie pas toujours :
plus d’information.
Avant d’interpréter une relation :
Une relation statistique
n’est jamais une interprétation automatique.
Dans la prochaine séance :
nous travaillerons sur des variables quantitatives.
Nous verrons notamment :
Même si les méthodes changent : les questions restent les mêmes.
Toujours se demander :

Comment interpréter un IC à 95 % ?
Un intervalle de confiance à 95 % signifie que :
En pratique : - intervalle étroit → estimation plus précise ; - intervalle large → incertitude plus importante.